Passé 60 ans, prendre soin de sa santé ne consiste pas uniquement à consulter lorsque l’on ressent un problème. Le dépistage permet justement de rechercher certaines maladies avant même l’apparition de symptômes, à un moment où une prise en charge précoce peut faire toute la différence.
Avec l’âge, certains risques augmentent. Il est donc important de conserver de bonnes habitudes de prévention et de faire régulièrement le point avec son médecin traitant sur les examens à réaliser, en fonction de son âge, de ses antécédents et de son état de santé.
En effet votre organisme devient naturellement plusvulnérables face aux maladies et donc moins efficaces pour combattre et luttercontre toutes pathologies mais surtout les plus graves.
Il est donc très crucial de pouvoir détecter précocement ces pathologies afin de préserver votre santé.
Commencer par réaliser un bilan de santé vous permet déjà de faire un point sur vos habitudes de vies et comprendre ce qui pourrait influencer votre santé. D’autant plus qu’après 60 ans, certains examens sont plus que nécessaire.
Le dépistage du cancer colorectal concerne les femmes et les hommes de 50 à 74 ans, sans facteur de risque particulier. Il repose sur un test à réaliser chez soi, permettant de rechercher la présence de sanguin visible dans les selles, qui peut révéler une lésion précancéreuse ou un cancer à un stade précoce. Il est à renouveler tous les deux ans.
Ce dépistage est particulièrement important car le cancer colorectal peut évoluer pendant longtemps sans provoquer de symptômes. Détecté suffisamment tôt, il peut être pris en charge plus efficacement.
Dans le cadre du programme national de dépistage du cancer colorectal, une invitation est adressée tous les 2 ans aux personnes concernées.
Le dépistage est simple, indolore, et fiable. Le test et son analyse sont pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie.
Le dépistage du cancer du sein permet de détecter la maladie à un stade précoce, avant même l’apparition de symptômes. En effet, 1 femme sur 8 développe un cancer du sein au cours de sa vie et cela concerne les femmes de 50 à 74 ans car c’est à ce moment que le risque est le plus élevé. Mais lorsque celui-ci est détecté assez tôt, il se guérit dans 9 cas sur 10 grâce à une meilleure prise en charge.
Il repose principalement sur la mammographie, un examen qui permet d’observer les seins à la recherche d’anomalies. Un dépistage régulier augmente les chances de détecter un cancer tôt et donc de bénéficier de traitements plus efficaces. Il est également important de rester attentive à tout changement inhabituel au niveau des seins et d’en parler à un professionnel de santé.
Le dépistage organisé du cancer du sein concerne les femmes de 50 à 74 ans ne présentant pas de risque particulier autre que leur âge. Une mammographie est proposée tous les deux ans.
Après 74 ans, le dépistage systématique n'est plus organisé de la même manière : il est important d'en discuter avec son médecin, qui pourra déterminer le suivi le plus adapté à la situation de chacune.
Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme et son risque augmente avec l’âge. Il peut être difficile à repérer car, au début, il est souvent sans symptômes. C’est pourquoi une détection précoce peut être proposée à partir de 50 ans, et plus tôt chez les hommes présentant certains facteurs de risque.
Le dépistage repose principalement sur un dosage sanguin du PSA (antigène spécifique de la prostate) et un toucher rectal. Si les résultats sont anormaux ou si le risque est jugé élevé, une IRM de la prostate peut être réalisée. Des biopsies peuvent ensuite être proposées si l’IRM ou les autres examens sont suspects. Il est important de préciser qu’un PSA élevé ne signifie pas forcément qu’il y a un cancer : il doit être interprété par un médecin en fonction de l’âge, des antécédents et des autres examens.
Enfin, tous les cancers de la prostate ne nécessitent pas immédiatement un traitement : certains sont peu agressifs et peuvent faire l’objet d’une surveillance active, afin d’éviter des traitements inutiles.
Le cancer du col de l’utérus est principalement lié à une infection persistante par certains papillomavirus humains (HPV), des virus très fréquents transmis lors des contacts sexuels. Dans la majorité des cas, l’infection disparaît spontanément. Cependant, lorsqu’un HPV à haut risque persiste pendant plusieurs années, il peut provoquer des modifications des cellules du col de l’utérus. Ces lésions précancéreuses peuvent progressivement évoluer vers un cancer.
Le dépistage du cancer du col de l’utérus est proposé aux femmes jusqu’à 65 ans. Entre 30 et 65 ans, le test HPV-HR est réalisé à partir d’un prélèvement cervico-utérin (ou frottis), généralement tous les cinq ans lorsque le résultat précédent est négatif. Ce dépistage n’est pas à négliger puisqu’il permet de repérer des anomalies avant qu’elles ne deviennent un cancer. Selon l’INCa, une grande majorité des cancers du col de l’utérus pourrait être évitée grâce à la prévention et au dépistage.
Même après 60 ans, il est donc important de vérifier que son suivi est bien à jour et de ne pas négliger les derniers dépistages recommandés.
Un dépistage organisé ne signifie pas qu'il faut attendre le prochain examen pour consulter. L’apparition d’un symptôme inhabituel ou persistant doit être signalée à un professionnel de santé, quel que soit l’âge.
Une perte de poids inexpliquée, un saignement inhabituel, une modification persistante du transit, une grosseur, une douleur inhabituelle ou tout changement durable de son état de santé méritent d’être évoqués avec son médecin.
Chez les femmes après la ménopause, par exemple, tout saignement doit faire l’objet d’une consultation médicale, car il n’existe pas de dépistage organisé systématique du cancer de l’endomètre.
Le médecin traitant joue un rôle essentiel dans le suivi de santé après 60 ans. Une consultation régulière permet de faire le point sur les dépistages, mais aussi sur la vaccination, les traitements, les facteurs de risque cardiovasculaire, la vision, l’audition, la santé bucco-dentaire ou encore les éventuels risques de perte d’autonomie.
L’objectif n’est pas de multiplier les examens, mais de réaliser les bons contrôles au bon moment, en fonction de chaque personne.
Après 60 ans, pensez à vérifier régulièrement :
Cancer colorectal : test tous les 2 ans de 50 à 74 ans
Cancer du sein : mammographie tous les 2 ans de 50 à 74 ans
Cancer de la prostate : détection précoce à partir de 50 ans
Cancer du col de l’utérus : dépistage jusqu’à 65 ans selon les recommandations
Après 60 ans, prendre soin de sa santé, c’est aussi anticiper et prendre le temps de vérifier que les rendez-vous importants ne sont pas oubliés. Le dépistage est une démarche de prévention qui permet d’agir plus tôt et, dans de nombreuses situations, d’améliorer les chances de guérison.
Chaque personne étant différente, les recommandations peuvent varier selon les antécédents familiaux, les antécédents médicaux et les facteurs de risque. Le meilleur réflexe reste donc d’en parler régulièrement avec son médecin traitant afin de bénéficier d’un suivi personnalisé et adapté à son âge.
Le dépistage du cancer du sein : un rendez-vous tous les 2 ans
Sources :
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